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Contre le maintien en captivité et le prélèvement de Gyne.

le Ven 27 Juil - 9:05
Mon expérience de vie.
Je n'emploierais pas le terme « élevage », car élever s'est amené au stade le plus haut, ce qui pour des fourmis doit être la profusion de l'espèce par l'essaimage. Nous, nous nous contentons de les « maintenir » en captivité.

Dans un premier temps, à une époque où l'internet n'existait pas encore, je n'ai eu nulle part où me renseigner, ayant vu dans une série télévisée un jeune garçon posséder une ferme à fourmis, je me suis laissé aller à chercher une Reine directement dans un nid. Il y en avait plusieurs dans mon jardin, je n'ai pas réfléchi au geste que je m'apprêtais à faire, j'ai commencé à creuser en faisant attention de ne pas esquinter maladroitement la Reine de ce royaume. Je n'ai rien trouvé et un goût amer m’a resté dans la bouche, j'avais détruit leur maison ; ne pouvant pas laisser un trou béant dans le jardin, il me fallait tout remettre en place. Je me rassurais quand même en me disant que si je n'avais pas trouvé la Reine tout pouvait repartir, mais je restais déçus de moi-même et de mon geste inconsidéré, une petite voix se fit entendre et me dit de ne jamais plus recommencer.

Bien des années plus tard, internet étant né, j'ai eu l'occasion de me renseigner et d'apprendre à faire un nid artificiel et comment capturer une Reine prête à s'enterrer pour fonder une colonie, sans pour cela détruire quoique ce soi. J'étais ravi, la grande aventure pouvait commencer.
J'avais bonne conscience je voulais faire des macrophotographies, de la détermination d'espèce, en faire aussi avec d'autres insectes, partager mon expérience et pourquoi pas aider les autres avec leurs colonies.

Ne trouvant que ce que je croyais être toujours la même espèce, ne pouvant pas déterminer la Reine avec exactitude et connaître son nom pour en faire un maintien correct, comme il est décrit sur un tel forum, j'ai, à ma grande honte, utilisé le commerce en ligne pour me procurer une espèce que je connaissais sans la connaître, mais dont j'avais un souvenir d'enfance lord de mes séjours dans le Var(83), des « Messor sp. ». Je m'étais dit que l'on vendait bien toutes sortes d'animaux dans des boutiques, pourquoi pas aussi des fourmis. J'ai maintenu ces fourmis dans un nid vertical dans lequel j'ai eu le contentement de les voir creuser leurs sales pour y entreposer couvain et nourritures,  je prenais grand plaisir à ma nouvelle occupation et n'y voyais aucun mal.

Par la suite, ayant trouvé un forum qui traitait du sujet, j'ai lu le tord que faisait à la nature le commerce de ses créatures. J'ai aussi pu y déterminer quelle espèce pouvait approximativement être les Reines que je rencontrais et avoir une idée de la façon de les maintenir. J'en ai prélevé trois dans l'espoir qu'au moins une pondent quelques œufs et fonde sa colonie, mais toutes ne l'ont pas fait. J'ai bénéficié de généreux dons de certains membres du forum, les fondations sont arrivées intactes, mais peu sont resté viable assez longtemps pour s'adapter à leurs nouvel environnement. J'en ai accusé ma maladresse et mon manque de pratique dans des nids en BC. Toutes les fondations périrent, il ne m'en est resté qu'une, la colonie de Messor qui me donnait tant de satisfaction. Je n'ai pas essayé de capturer de nouvelles génitrices, car il en mourrait trop pour en garder qu'une.

Trois ans plus tard, une raison qui reste obscure emportât ma colonie de « Messor », je fus attristé et me trouvais dans une sorte de manque de ma nature, voir l'insecte évoluer, le nourrir, le protéger, un véritable sentiment affectif était née durant ces trois années. Les essaimages par cher moi étant passé, je ne savais pas comment remédier à ce manque, et puis je m'étais attaché à cette espèce, je savais que je ne la retrouverais pas vers cher moi. Je me suis encore une fois, sachant pertinemment que c'était mal, rabattu sur le commerce en ligne. Ma petite voix me disputait, me reprochait ma conduite, mais je ne l'écoutais pas et effectuais la commande d'une nouvelle Reine « Messor ». Après tout quand on perd un animal ne cherche-t-on pas à le remplacer bien vite pour pallier au manque affectif ?

Les choses se sont bien passées pendant plusieurs années, la taille de la colonie à augmenter et j'ai constaté que cette espèce fait de grandes salles pour y entasser les graines et pour y vivre, je me suis dit qu'elle avait besoin d'un nid plus grand, mieux adapté à leur style de vie. Je les ai donc invité à déménager dans un nouveau logis, un grand bac en plastique rempli de terre bien tassé. Je ne pouvais plus les voir évoluer dans le nid mais j'ai eu le plaisir de savoir qu'elles allaient pouvoir creuser comme dans la nature, elle retrouvait un semblant de leur vie, mais elles n'étaient toujours pas dans la nature. Deux autres colonies sont venues agrandir ma collection, des « Myrmica Rubra » trouvé dans une canette et une « Lasius sp. » récolté par hasard dans une pizzeria.
Il y a quatre ans pendant l'été, je me suis trouvé hospitalisé pendant plus d'un mois sans avoir le temps de pallier aux besoins des fourmis ; les colonies sont restées seules sans personne ne pouvant s'en occuper, deux sont mortes par manque d'eau et de nourriture, les seuls à s'en être sortie sont les « Messor » car elles avaient de la réserve en graine et y ont trouvé l'humidité qui a fait défaut aux deux autres. Cela m'a décidé à ne plus avoir d'autres espèces en captivité.

Quelques années sont encore passées, des Princesses sont nées, ma petite voix m'a demandé si c'était juste de les garder enfermer, elles qui ne demandaient qu'à essaimer. Par le fait qu'elle ponde des génitrices la Reine fait connaître son potentiel, c'est sa nature qui prend le dessus elle a besoin de se répandre. Comment lui en donner l'occasion quand on la fait vivre entre quatre murs. Mon affecte m'a joué un tour, moi qui ai maintenu cette Reine en captivité pendant huit ans, me voilà désirant la délivrer et lui donner ce qu'elle espère pour ses petites, la liberté. Chaque fois que je passe devant la colonie, plusieurs fois par jour, ma petite voix m'y fait penser.

Comment faire...

Je n'y tiens plus, mais je retarde le moment, la voix se fait pressante, il faut agir !
Une solution voit le jour, les remettre en liberté dans la nature, mon jardin s'y prête, mais il y a un problème, de quoi elles vont vivre étant moissonneuses au milieu d'herbe tondue sans l'espoir de trouver une graine. Je pourrais les nourrir et faire comme dans ma chambre, leur apporter des provisions, mais si je dois partir, changer de maison, qui s'en occupera ?
Il y a aussi ceci, ce n'est pas leur sol d'origine elle n'appartienne pas à cette région, que va devenir la nature si je relâche cette espèce dans un milieu autre que celui qui est le sien. Évidemment elle ne pourra pas se reproduire, mais imaginons qu'un autre imprudent vient à faire la même chose dans quelque temps, ou l'est fait juste avant ; il y a décidément un risque et la loi est formelle il est interdit de relâcher une espèce qui n'appartienne pas à la région.

Comment faire...

Les gardées prisonnières, je n'en ai plus le cœur et ne m'en sent pas le droit non plus, leur nature est en souffrance, elle demande de sortir pour s'envoler, elles le montrent et moi je les retiens captives, je souffre aussi, mais qui doit prendre soin d'elles en arrêtant leurs souffrances sinon celui qui les a privées de leurs libertés. Une image me revient, quand on tient à quelqu'un et qu'on ne veut plus le voir souffrir quelle idée nous vient si ce n'est pas de le laisser partir, et que cesse sa souffrance.
J'ai eu le cœur de le faire pour d'autres de mes compagnons ,qui se sont trouvé dans la maladie, peut être que cela ma aider cette fois si. C'est un geste auquel il est dur de se résigner, mais c'est un geste d'amour, une petite mort intime, mais il faut renoncer à soi pour ne penser qu'à l'autre et le laissé partir, c'est un choix que l'on a, un choix définitif. La petite voix qui me disait de les libérer c'était ma conscience, en l'écoutant j'ai moi aussi retrouvé la paix, je ne suis plus prisonnier de ma culpabilité.

Je n'ai pas pu faire autrement que de les euthanasier, mais ceux qui ont des espèces locales peuvent sans problème les relâcher. Il suffit d'un jardin, un parc, une forêt, un coin de verdure dans la nature, et les petites vont très vite se trouver un logis, l'appel du large les prend et elles comprennent quelles ont leurs chance. N'hésitez pas à le faire, la nature vous en remerciera et quel bonheur quand vous repasserez par là de penser que vous avez eu le cœur à leur rendant la liberté.

C'est un long processus qui s'est mis en place dans ma pensée, un chemin difficile, une remise en cause de mes principes. On nous apprend depuis longtemps, je dirais même depuis petit, qu'il n'y a rien de mal à détenir un animal en captivité, pour se nourrir, pour le monter ; mais ça va plus loin on s'arroge ce droit dans le seul but de le posséder, d'en faire un jouet. Il y a bien des exemples d'insecte, d'Arachnide, Reptile, Oiseau, mammifère des plus évoluer, que l'on garde en cage, pour réjouir nos sens. La nature est elle faite pour le seul plaisir humain ?

Rendre justice a la nature.

La nature prisonnière dans un cadre, comme une pomme peint sur un tableau, n'est rien d'autre qu'une nature morte.

Vous vous apprêtez à aller chercher une Gyne dans la nature, ou bien vous l'avez déjà trouvée, réfléchissez avant ou remettez l'en liberté. Il y a un si petit nombre de Gyne qui arrive à fonder une colonie viable, qu'en prélever une c'est peut-être lui retirer une chance déjà si rare. Peut on le s’autoriser à le faire ?

Une Gyne qui a été prélevée dans la nature ne sert à rien d'autre que combler un désir de curiosité. L'utilité de la Reine, de par la reproduction, c'est de transmettre son patrimoine génétique et de laisser s'envoler la vie par l'essaimage, nous lui enlevons sa noble cause en l'enfermant entre quatre murs.  Certaines colonies fondent des nids de plusieurs mètres cubes et nous les enfermons dans quelque centimètre. Pensez-vous que nous soyons autre chose que des geôliers, en les maintenant en captivité ? Pourquoi emprisonner la vie dans un nid artificiel, quel crime a-t-elle commis pour mériter la perpétuer. L'homme ne doit pas être emprisonneur de la nature, mais libérateur. Commençons à la protéger en la laissant libre de prospérer.

Nous maintenons ces créatures dans l'inutilité, elles ne peuvent ni creuser, ni gambader, elle ne fond qu'une chose, servir de nourrice. La plupart d'entre elles s'ennuie à ne rien avoir à faire, plus elles sont nombreuses plus l'ennuient augmente. Dans la nature les fourmis ont un rôle à tenir, elle œuvre pour la vie, elle décompose et nettoie en se nourrissant, régule la population d'insecte, ou bien dissémine les semences des plantes, elles servent aussi de nourriture à d'autres espèces, elles ont une raison d'être. Quel rôle ont elles dans un nid préfabriqué, à part celui de nous divertir, que devient cette raison d'être, en quoi elles servent la vie ?

Nous nous trouvons des excuses, on ce dis que l'on s'en occupe bien, qu'elles sont en sécurité loin des risques qu'elles encourent dans la nature, quand le nid devient trop sale ou trop petit on fait un grand déménagement et leurs procurons un plus beau espace. Que nous aimons cette espèce animal et voudrions mieux la connaître, et pour certain que nous sommes passionnés par ces insectes et aimerions en faire un métier.
Beaucoup en commençant leur maintien ont la bonne intention de faire des recherches, se disent qu'ils pourraient faire avancer la science en partageant leurs expériences.
Combien vont jusqu'au bout et fond un rapport détaillé de leurs découvertes, ou s'aperçoivent qu'ils n'ont rien appris de nouveau, qu'il ne fond que confirmer ce qui est expliqué sur les sites traitant du sujet, qu'ils ont simplement laissé libre cours à leur curiosité ?
Pour d'autres ce n'est qu'une expérience une tentative de maintien, qu'ils avorteront s'ils n'y trouvent pas assez de plaisir. Est-ce que c'est aimé que de maintenir en captivité ?
À ton droit de se substituer à la nature en se faisant agent de leurs destinés ?
Ne soumettons pas ses créatures à notre propre volonté, laissons agir la nature et aidons-la de notre mieux, par exemple en militant pour ses droits et en la défendant activement.

C'est tout à fait honorable d'aimer la nature, si intéresser, apprendre et comprendre quel en sont les secrets, sa complexité est un ravissement pour l'esprit, on ne peut qu'en avoir de beau souvenir.
Mettez à contribution votre intelligence et non pas votre volonté de posséder. Enrichissez-vous de ses largesses, sans en enlever aucune richesse. Soyons ravis d'apprendre de nombreuses recherches entreprises par les scientifiques et laissons leurs le soin d'apporter de savantes conclusions, contentons-nous de faire notre leur savoir. Lisons et regardons leurs comptes rendus pour nous instruire et enrichir notre culture, car en comprenant la nature on peut plus facilement la protéger, en profitant de ces recherche elle en profite aussi. Mieux vaux une colonie entre des mains expertes qui ferons comprendre bien des choses sur cette espèce, que des milliers répandu dans des chambres ou des salons, qui n'apporte que du loisir à de braves gents plus ou moins passionné.

Désolé si je suis un peu dure, mais en capturant une Reine nous commentons un vol envers la nature, car elle ne nous l'a pas donné comme elle donne une nourriture, on lui prend sont bien, alors qu'il n'est pas nécessaire à notre survie, mais on crée un besoin, par désir de posséder pour contenter un loisir. On lui arrache ce qui est à elle et on le fait sien, soit-disant par amour de ces créatures. Aimer au point de garder prisonnier, même dans les meilleures conditions, ce n'est rien d'autre que de l'égoïsme, c'est alors pensé qu'à son propre plaisir, c'est même orgueilleux, car l'on se prend pour la mère nature en espérant pouvoir la remplacer et pourquoi pas, faire mieux. Si on ne le pense pas n'est-ce pas pire, car à ce moment-là on sait qu'ont les maintiens dans la médiocrité, qu'elles méritent mieux, mais voilà on se donne meilleur conscience en se disant que l'on fait ce que l'on peut avec ce que l'on a...

L'être humain ne doit pas se croire tout permis, par son intelligence il se pense au-dessus de la nature alors que, par humilité, il se doit de la servir, car d'elle il a tout appris et continuera d'apprendre jusqu'à la fin de sa vie. Mère nature, elle, n'est pas égoïste, elle laisse libres ses enfants et leur procure tout en abondance, nourriture, jour et nuit, variation de températures, la sécurité et la profondeur d'un nid obscure.

Ne vous rendez pas coupable d'un crime d'inconscience, ne soyez pas juge et procureur, soyez avocat, libérateur. Plaidez en faveur de la nature, faite comme moi repentez-vous, ou plus simplement n'ayez pas à le faire, en ne commettant pas l'injustice.

Mais peut-être pensez-vous qu'elles ne soient comme des objets, qu'elles n'ont aucun droit à la justice ?

Je comprends ce désir d'apprendre et de comprendre pour connaître, que nous avons tous, mais si le but en soi reste la possession d'une colonie pour voir évoluer le couvain, c'est petit, car le couvain se développera de même dans toutes colonies, avec des différences je le conçois d'une espèce à l'autre. Mais l'important n'est elle pas dans l'observation en pleine nature, comprendre l'intention qu'a une fourmi pour aller point d'un A point à un B et retour, suivre son parcoure, en apprécier les méandres, la voir franchir les obstacles. Et enfin, la contempler pendant qu'elle ramène son butin à la colonie, en sachant que ce n'est pas seulement pour nous, un acte de bravoure dont elle n'a pas conscience, mais sa vie !

Je sais que je vais me faire huer, car je touche à l'intimité d'un monde de passionner, mais que faut-il faire, fermé les yeux sur cette affaire, ou parler tout haut, ne pas se taire, prendre des coups même la plus dure, faire face au monde, pour la nature !

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout.
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Re: Contre le maintien en captivité et le prélèvement de Gyne.

le Sam 28 Juil - 10:03
Bonjour,

J'ai lu votre message en entier et avec intérêt. C'est en effet un sujet sur lequel il est important de débattre et sur lequel il faut de remettre en question. J'ai eu aussi des questionnements lorsque je me suis plongé dans cette activité, je reçois parfois aussi des réflexions de la part de mon entourage au sujet de la captivité. Et c'est vrai que jusqu'à présent je fait passer mon plaisir par dessus ces notions.

Cependant j'ai aussi des arguments qui me sont venus qui vont dans le sens du maintien de notre passion.

Dans la nature une gyne est aussi exposée aux aléas. Au mois de juin ma femme m'appelle pour me dire qu'elle a trouvé une gyne sur le rebord d'une fenêtre, le temps que je prépare un tube elle s'était fait dévorée par une araignée et sont corps démembré gisait dans sa toile. Si je l'avais prélevée je l'aurais d'une certaine manière sauvée !

Lors du dernier essaimage que j'ai observé je me suis rendu compte du nombre énorme de potentielles fondatrices qui étaient essaimées ! Une fois sur le terrain je les ai vu chercher parfois pendant des jours un endroit où fonder avec difficulté car elles étaient en surnombre. De l'autre côté du jardin c'était le contraire ! Des Geais on fait un véritable génocide ! Je pense donc que la stratégie des essaimages est de fournir un nombre exagéré de gynes pour pouvoir palier aux différents aléas qu'elles vont rencontrer. Un prélèvement raisonné ne pourra donc pas influer de manière concrète l'évolution naturelle des espèces !

Si on considère que nous voulons arrêter nos activités d'élevage de fourmis alors il faudra aussi arrêter toute activité nécessitant l'élevage d'animaux, et là c'est un débat beaucoup plus grand et qui demande de s'investir pour changer nos habitudes.

Il faut par contre lutter contre la commercialisation intensive à l'origine de pillages. Eduquer les pratiquants à fournir un maximum de respect aux insectes qu'ils élèvent.

J'ai du mal avec votre manière extrémiste d'avoir traité les choses ! Vous avez euthanasié vos fourmis pour leur rendre la liberté !!! Déjà je n'ose imaginer comment vous avez procédé et en plus cela signifie que vous croyez à l'existence d'un paradis pour fourmis ? Cela amène à ce qui me fait croire que notre activité si elle est menée avec respect et raison n'est pas mauvaise pour les fourmis ! Je ne pense pas qu'elles puissent être heureuses ou malheureuses ! Par contre je pense que dans un nid avec les meilleures conditions et un approvisionnement correct en nourriture elles seront peut être même mieux que dans la nature exposées aux aléas.

Merci pour votre texte intéressant et qui incite à se poser des questions intéressantes !
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Re: Contre le maintien en captivité et le prélèvement de Gyne.

le Sam 28 Juil - 20:23
Bonjour Ours, tous,

Merci de votre ouverture d'esprit.

On ne peut évidemment pas dire qu'une fourmi soit malheureuse d'être enfermé, mais l'être de son espèce ne peut pas s'exprimer. Si une colonie est en croissance n'est-ce pas pour conquérir de plus vaste espace afin de toujours s'agrandir. Coincée dans un nid avec aucune possibilité de former de longue colonne elle se retrouve vite à l'étroit, la population augmente vite, car il n'y a pas assez de régulation naturelle liée à la prédation ou aux intempéries.
Mais au risque de me répéter, la nature à mise en place toutes les espèces pour qu'elles aient un rôle à y tenir, en privant l'espèce de son rôle dans un certain écosystème, on la prive de sa raison d'être. La vie a un sens que si elle peut se répandre par la reproduction, en captivité les mâles et femelles ne pouvant pas essaimer, c'est donc un non-sens pour la vie.
Les aléas de la vie sont celles là même qui permettent l'évolution, en les supprimant vous mettez une fin à cette évolution.

Dans un nid artificiel la fourmi est comme une prisonnière qui va à la cantine et fait un petit tour dans la cour de la prison, sur laquelle on a mis une barrière anti-évasion.

« Eduquer les pratiquants à fournir un maximum de respect aux insectes qu'ils élèvent. »

Ça commence en respectant leur droit à la liberté.

Edit:
« Par contre je pense que dans un nid avec les meilleures conditions et un approvisionnement correct en nourriture elles seront peut être même mieux que dans la nature exposées aux aléas. »

Pouvez-vous leur apporter le même environnement, la richesse alimentaire, les conditions climatiques (variation de température et d'humidité interne et externe du nid en tenant compte des saisons et de l'ensoleillement) ? Dans le cas contraire vous surestimez vos capacités à remplacer la mère nature, si on ne peut pas faire autant, on ne peut faire mieux.


Bonne soirée.


Dernière édition par Phylogénus le Dim 29 Juil - 5:33, édité 1 fois (Raison : Edit)
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Re: Contre le maintien en captivité et le prélèvement de Gyne.

le Sam 11 Aoû - 23:22
Hello,

Je comprend bien tout tes arguments qui sont fondés. Après on est sur un forum consacré à l'élevage donc c'est clair que la plupart des usagers vont essayer de reproduire au maximum des conditions naturelles mais bien sûr rien n'ira dans ton sens !

Quel est d'ailleurs le but de ce message ? Que nous arrêtions tous ?

Je trouve que la manière employée pour arrêter (euthanasie) est d'ailleurs assez violente.

Il y à certains élevages très respectueux des fourmis et de leur condition, par exemple ici : https://www.youtube.com/channel/UCONd1SNf3_QqjzjCVsURNuA

Bonne soirée
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Re: Contre le maintien en captivité et le prélèvement de Gyne.

le Dim 12 Aoû - 20:28
Bonjour Ours,

Le but de ce message, est avant tout de faire prendre conscience que le respect dû à ces créatures passent déjà par celui de leur liberté.
Que ceux qui possède des colonies face pour leur mieux, mais j'ai surtout espoir qu'ils ne continuent pas à capturer d'autres Gynes pour augmenter ce qui est une collection d'espèces vivantes.

L'euthanasie, qui est un acte de compassion, est préférable à la souffrance continuelle de la créature captive à perpétuité. C'est un dernier recourt face à la souffrance, qui elle, est insoutenable. Comme je le dis dans mon texte : « C'est un geste auquel il est dur de se résigner, mais c'est un geste d'amour, une petite mort intime, mais il faut renoncer à soi pour ne penser qu'à l'autre et le laissé partir. »

Je ne trouvais plus raisonnable de laisser les Gynes en train d'errer dans l'ADC, combien de temps elles allaient vivre dans ces conditions, combien y en aurait d'autre à venir ; cette errance traduisait la souffrance de leur être. Elles n'avaient aucun rôle dans la colonie, le seul qu'elles puissent avoir un jour, aurait été de fonder la leur.

En ce qui concerne la libération, après plus ample renseignement, elle est interdite sur notre territoire, car cause de pollution génétique et de risque pour l'environnement. Il reste deux solutions, les garder prisonnières, en ayant la conscience lourde de remords face à leur souffrance, ou les euthanasier pour arrêter cette souffrance. La meilleure solution étant toujours de ne pas commettre la même action et recommencer la capture d'une nouvelle Gyne.

J'ai visionné la petite présentation du maintien en captivité, c'est une prison high-tech, même si le barreau son finement doré. Il reste toujours le problème de l'essaimage, dans son appartement où elles vont aller, en quel lieu elles vont s'enterrer ?

Bonne soirée


Dernière édition par Phylogénus le Sam 18 Aoû - 18:59, édité 6 fois (Raison : autre information)
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Re: Contre le maintien en captivité et le prélèvement de Gyne.

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